Un grain de folie en bordure de Pomerol : l’histoire du Pin, ou comment tout peut basculer en une gorgée
On n’est pas à Bordeaux ici pour rien : il suffit qu’un Belge, Jacques Thienpont, débarque en 1979, achète 2,7 hectares… et PAF ! Le Pin passe du statut de quasi-inconnue à celui de superstar du Pomerol, star mondiale du « garage wine » (et oui, on est bien loin des châteaux à tours et à créneaux). La légende familiale, c’est du solide : la famille Thienpont, c’est aussi le Vieux Château Certan et une ribambelle de domaines en Libournais, mais ici, tout se joue en mode mini-chai, canapés serrés autour d’un pressoir. Fiona Morrison (Madame Thienpont, ampoule britannique passionnée), Diana Berrouet-Garcia (arrivée aux manettes en 2022, reprenant le flambeau avec l’élan d’une nouvelle génération), toute la clique navigue entre tradition et esprit punk. Pas loin, la reprise modernisée du chai en 2011 a fait causer sur la place de Libourne, certains voyant là une renaissance du « cru de garage » à la sauce XXIe siècle. À la barre, c’est Michel Angélina, un vigneron façon « bonsaï » du vin : un grain de folie, des voisins sympas (Petrus, Trotanoy…), et une ribambelle de collectionneurs en embuscade – des passionnés venus parfois du bout du monde, il faut le préciser, ce n’est pas seulement une affaire locale.

Chai du Château Le Pin – minimaliste, artisanal, mythique.
La famille Thienpont, ce sont aussi d’autres domaines d’exception à explorer
Du sable, de l’argile et une micro-parcelle qui fait saliver les critiques
Là où certains voient juste du gravier, Le Pin y voit le Saint Graal. On n’a pas affaire à une étendue façon Napa Valley : ici, la parcelle rase les 3 ha, coincée entre Petrus et Château Trotanoy, un carré magique. Le terroir ? Alliance de sables, argiles, graves, oxydes de fer… Il paraît que la pureté géologique, rarement égalée ailleurs, joue un rôle clé dans la souplesse des tanins et la fameuse structure aromatique du cru. Le Merlot ici atteint difficilement son apogée ailleurs. Parfois, un petit soupçon de cabernet franc (juste pour la blague). Franchement, pas de détour inutile : ce terroir offre une structure tannique d’une douceur à pleurer, des fruits noirs bien mûrs, un soupçon de moka, une note de pain grillé (et la pureté ! la pureté !). Il arrive qu’on se demande si nature et main humaine ne rivalisent pas dans ce coin. Certains collectionneurs affirment que Le Pin peut exprimer des notes plus vives ou « glycerinées » selon l’état du millésime, avec des variations sensibles d’une année à l’autre (effet millésime, comme ils disent).
Terroirs : Le Pin, Petrus & Trotanoy : Qui fait mieux ?
Le Pin : sables, graves, argiles, oxydes de fer, micro-parcelle unique, pureté quasi-obsessionnelle
Petrus : argiles bleues mythiques, opulence, tannins majestueux
Trotanoy : argileux et graveleux, densité, complexité solide
On vous le dit : à l’aveugle, certains puristes vous sortiront « C’est Le Pin, ou c’est rien. »

Les différences de sols entre Petrus, Le Pin et Trotanoy à sortir lors de vos dîners pour briller
Rareté fatale : production riquiqui et engouement XXL
Moins de 8 000 bouteilles quand tout va bien ! On est sur du niveau « mettre la main sur Le Pin, c’est choper la fève deux années de suite » (quelque part, même le banquier a du mal à y croire). Pourquoi si peu ? Sélection parcellaire draconienne, rendement minimaliste, élevage maison avec barriques neuves (entre 18 et 24 mois), et ce perfectionnisme redoutable : si la nature dit non, on range le pressoir – rien en 2003, rien en 2013 (chez eux, pas question de faire dans la demi-mesure ou le « service minimum »). Une anecdote circule chez les marchands spécialisés : certains collectionneurs internationaux tentent d’obtenir une caisse tous les cinq ans, mais la plupart finissent avec moins de deux bouteilles dans leur vie. Résultat : la rareté fait s’envoler les enchères (Wine Decider ou Twil, c’est du fétichisme pour amateur en manque), avec des collectionneurs et aussi quelques investisseurs professionnels étrangers, parfois des vignerons eux-mêmes, prêts à s’arracher chaque bouteille. Même le plus pingre des passionnés finit souvent par tenter l’aventure, quitte à y croire, ne serait-ce qu’un instant.

Tentez votre chance pour mettre la main sur une bouteille (ou continuez à rêver sur Wine Decider ou Twil) 😏
Notre avis : Le Pin, c’est le chouchou des collectionneurs… et la licorne des dégustateurs
Sans vouloir pousser le bouchon (ah !), on avoue : Le Pin reste pour nous LE coup de cœur absolu du vin de collection. On ressent parfois que ce cru-là possède son propre aura, sa petite mythologie intime : entre le micro-domaine, la magie familiale, le « clos » mystérieux, et la rareté, difficile de ne pas succomber à sa légende. Dernièrement, il arrive que certains amateurs fassent le parallèle entre spéculation sur Le Pin et sur l’art contemporain (la quête, l’exclusivité, la psychologie du collectionneur…). Qu’on ait eu la chance de l’approcher ou de simplement en rêver, ce qui saisit avant tout, c’est cette pureté sans chichi, la délicatesse du Merlot, et ce parfum inimitable de pain grillé et de moka, qui vous titille… et qui dure une éternité.Ajoutez à cela un côté « club ultra-secret » : avoir une caisse de Le Pin, c’est comme décrocher le pass backstage d’un festival du goût. Si par miracle vous tombez sur cette perle… gardez-la bien au frais (et, qui sait, peut-être avec des amis investisseur ou vigneron, histoire de partager la magie).
Les millésimes au peigne fin : légendes, grands crus… et vaches maigres
Petite rétrospective façon bilan. Le Pin, c’est la fête quand la météo joue le jeu : l’année 1982 ? Explosion médiatique, 99/100 Parker et des prix qui décollent déjà. 2003 et 2013 ? Nada, caprice de la nature, pas question de compromis ! D’années d’exception en crus plus confidentiels, Le Pin se savoure un peu comme un slow unique, avec des étoiles filantes et des planètes alignées. En discutant avec quelques sommeliers en marge de salons spécialisés, on évoquait la notion d’« effet millésime » : certains millésimes (explosifs ou discrets) alimentent la hype – et la frustration – des amateurs de vins rares.
Les millésimes stars et les années vaches maigres
| Année | Note Parker | Production (bouteilles) | Prix moyen (€) | Situation |
|---|---|---|---|---|
| 1982 | 99 | ~6500 | >10 000 | Explosion médiatique |
| 1990 | 97 | ~8000 | >7 500 | Année miracle |
| 2001 | 95 | ~7000 | >4 500 | Grand cru |
| 2003 | – | 0 | – | Non produit |
| 2008 | 97 | ~5500 | >2 500 | Garde remarquable |
| 2013 | – | 0 | – | Non produit |
| 2015 | 98 | ~7500 | >5 500 | Nouveau sommet |
| 2020 | 97 | ~7000 | >6 000 | Micro-cuvée hype |
Parcourez la chronologie des plus belles années et partagez-nous votre millésime favori
Le Pin : star des critiques et moteur de la hype « garage wine » à Bordeaux
Vous imaginiez que seule la taille comptait ? Raté ! Ici, c’est la qualité qui fait monter la pression, et l’avis des grandes plumes du monde viticole (Parker, Suckling, Falstaff, Beck…) propulse Le Pin sous les projecteurs. Ce cru n’a pas simplement changé la donne à Pomerol ; il a instauré (ou dynamité, selon certains) le concept du « garage wine » : micro-cuvée, micro-terroir, maxi notoriété, et surtout une iconicité vinicole qui n’a cessé de faire des émules bien au-delà de Bordeaux. On le voit inspirer bien des vignerons du coin, et chaque millésime, chaque bouteille, donne presque naissance à un micro-mouvement autour du vin : entre hype Instagram, critiques qui s’enflamment, et cercles de collectionneurs privés.
Les critiques tombent sous le charme
Robert Parker : 99/100 (1982), maître étalon absolu
James Suckling : notes dithyrambiques sur les millésimes récents, influence internationale
Falstaff : micro-cuvée, micro-chaud devant !
Yves Beck, Alexandre Ma : légendes du commentaire fin, tous conquis
Markus del Monego, Jean-Luc Pouteau (champions du monde de sommellerie), qui glissent parfois « iconique par sa pureté, fou dans le détail du fruit ! »
Partagez vos anecdotes de dégustation mythique du Pin (même en rêve, on prend !) 😱
Acheter Le Pin : parcours du combattant ou investissement passion ?
Acheter Le Pin, c’est le sport national du collectionneur patient (et de l’amateur au portefeuille solide) : vente en allocation, marché secondaire, achat en primeur… Oubliez l’idée de tomber dessus par hasard. Sur ce marché, les négociants internationaux jouent souvent les premiers rôles : une légende court sur les marchands spécialisés en vins rares qui reçurent par le passé une, voire deux caisses, à partager entre dix clients triés sur le volet. Côté stratégies : ratisser les marchés internationaux, scruter des sites comme Wine Decider et TWIL, surveiller la moindre caisse bois ressurgie (ou affichée à prix d’or…). Hésitation entre garder, investir, ou juste savourer ? À chacun ses choix : il y a de quoi spéculer, tout en gardant en tête les risques de bulle… mieux vaut rester lucide, même lorsqu’on sent le coup fumant se profiler ! Petit conseil : misez sur l’avis de spécialistes, ciblez les grands crus et comparez. Et pour éviter toute mauvaise surprise : boutiques reconnues d’abord, la prudence avant le coup de folie (le marché secondaire fait rarement de sentiment). Qui sait, vous croiserez peut-être un investisseur averti ou un vigneron partageant ses secrets au détour d’une vente aux enchères !
Stratégies d’achat et d’investissement futé
Primeurs : allocation directe, réseau serré avec vignerons ou négociants spécialisés
Marché secondaire : vigilance sur l’authenticité et les prix (pour éviter les faux, c’est primordial)
Comparateurs de prix : Wine Decider, TWIL, boutiques spécialisées (vérifiez la traçabilité)
Astuces anti-plumage : demander la caisse bois, vérifier la traçabilité, acheter millésimes phares, faire valider par sommeliers reconnus
Testez les comparateurs de prix et piochez dans nos conseils pour garder vos plumes sur le marché secondaire
Accords, service, garde : le mode d’emploi d’une légende (oui, on va chipoter sur le décanteur)
Le Pin, ce n’est pas réservé à la déco ou à impressionner les voisins. Pour le déguster comme il se doit : 18°, décantation éclair (inutile de secouer, mais une petite oxygénation, ça fait toute la différence). On entend régulièrement des sommeliers chipoter sur le moment idéal : certains préconisent 30 min, d’autres une bonne heure, c’est clairement pas pour tout le monde. En pratique, un accord réussi ? Agneau fondant, risotto truffé, pigeon rôti… Rien à prouver, l’idée c’est de révéler sans écraser. Côté cave, pas d’inquiétude : Le Pin se joue de la patience, et se garde parfois jusqu’à 50 ans sans perdre son âme. Difficile d’imaginer qu’une bouteille puisse faire autant d’effet… mais après 35 ans, elle reste souveraine si gardée au frais et à l’abri de la lumière.Petit conseil pratique : ouvrez Le Pin une heure avant, et pour honorer ce cru d’exception, sortez le grand verre Bourgogne. Par expérience, certains sommeliers investissent dans un service « signature » juste pour sublimer la magie du flacon (une histoire entendue lors d’une vente privée à Libourne, pour l’anecdote).
Astuces pour recevoir comme un boss :
Accords : agneau, risotto truffé, pigeon rôti (simple et chic, mais possible aussi sur un fromage affiné si le cœur vous en dit)
Service : 18°, décantation légère (flash, on vous dit)
Potentiel garde : 30 à 50 ans (et pas une ride !)
Verre adapté : grand Bourgogne, effet wow assuré
Impressionnez vos invités avec notre sélection d’accords et les conseils pratiques de sommelier du week-end 😉
